La Fabrique de Mo Me contacter
Paysage de la vallée des Merveilles à l'encre : crête boisée, forêt d'arbres morts, rochers.

Morgane Ganault · Autrice BD, illustratrice et créatrice de projets

Je bouge beaucoup. Je questionne pas mal et j'observe tout le temps.

Je dessine sur des feuilles volantes, des tickets de caisse ou les cartons des tablettes de chocolat. J'invente des histoires, je monte des projets, je tisse des liens entre les gens que je rencontre et les idées qui m'animent.

Dans mes circonvolutions, je rencontre, j'écoute, je cherche, je lis, je m'étonne, m'émerveille, m'indigne, me marre. Et puis j'essaie de faire quelque chose de tout ça : des dessins, des récits et des créations à plusieurs voix.

La Fabrique de Mo, c'est un peu l'endroit où je rassemble tout ce joyeux bazar.

planches 1 et 2, vallée des Merveilles

Ce qui me fait bouger · mes convictions

Planche à l'encre : des chouettes traversent une nuit étoilée le long d'une diagonale noire.

la nuit des chouettes, planche 94

Je suis profondément convaincue du pouvoir des histoires qu'on se raconte. Plus encore, je pense qu'en changeant notre manière de raconter le monde, on change notre manière de le regarder. Et que si l'on regarde autrement, on agit autrement.

Alors je prends des notes et je gribouille sur tout ce qui me tombe sous la main. J'accumule des bouts de conversations, des paysages, des questions, des choses apprises au détour d'une rencontre, et pas mal de feuilles froissées au fond de mon sac.

Je travaille avec des habitantes et habitants, des tout jeunes, des moins jeunes, des scientifiques, des collectivités, des associations ou des institutions culturelles pour imaginer des récits ancrés dans le réel, qui laissent aussi de la place à l'émerveillement, à l'humour et à la poésie. Parce qu'on prend rarement soin de ce qui ne nous touche pas.

Ce qui m'anime, c'est de créer des récits qui donnent envie de comprendre, de débattre, de prendre soin… et, je l'espère, de passer à l'action.

Je suis profondément convaincue du pouvoir des histoires qu'on se raconte. Plus encore, je pense qu'en changeant notre manière de raconter le monde, on change notre manière de le regarder. Et que si l'on regarde autrement, on agit autrement.

Alors je prends des notes et je gribouille sur tout ce qui me tombe sous la main. J'accumule des bouts de conversations, des paysages, des questions, des choses apprises au détour d'une rencontre, et pas mal de feuilles froissées au fond de mon sac.

Je travaille avec des habitantes et habitants, des tout jeunes, des moins jeunes, des scientifiques, des collectivités, des associations ou des institutions culturelles pour imaginer des récits ancrés dans le réel, qui laissent aussi de la place à l'émerveillement, à l'humour et à la poésie. Parce qu'on prend rarement soin de ce qui ne nous touche pas.

Ce qui m'anime, c'est de créer des récits qui donnent envie de comprendre, de débattre, de prendre soin… et, je l'espère, de passer à l'action.

Ce que je peux apporter · un avant-goût

Raconter

  • Bande dessinée
  • Illustration
  • Édition
  • Carnets de recherche
  • Vulgarisation scientifique

Faire émerger

  • Ateliers participatifs
  • Résidences
  • Création avec les habitants
  • Accompagnement artistique

Comprendre

  • Facilitation graphique
  • Cartographie sensible
  • Enquête de territoire
  • Mise en récit

Transmettre

  • Expositions
  • Conférences dessinées
  • Outils pédagogiques
  • Médiation scientifique

Et concrètement ? · mes projets

01 Raconter en images

Des histoires dessinées pour explorer le réel, transmettre des savoirs ou simplement embarquer les lecteurs ailleurs.

  • BD & récits illustrés
  • Édition
Un randonneur scrute le ciel aux jumelles, son sac de couchage roulé sur le dos ; un rapace passe au-dessus.
  • Projet 1 : À ceux qui viennent

    À ceux qui viennent

    Une bande dessinée née de milliers de pas, de dénivelé positif, de bonnes tranches de rigolade et de racontars glanés le long des sentiers de la Roya.

    Page 4 d'À ceux qui viennent : un vieil homme à lunettes, bâton à la main, monte entre les troncs morts ; derrière lui, un randonneur épuisé (« J'en peux plus… »).
    Page 5 : à peine vingt minutes de marche, l'homme boit à la gourde sous l'œil des vautours ; retour sur Paris, deux semaines plus tôt, parmi les pigeons des toits.

    Ce livre est avant tout le fruit d'une amitié. Marie Dugeay, alors médiatrice pastorale (et éclat de joie posé sur des chaussures de randonnée), est venue me trouver avec une envie : faire entendre les bergers et bergères et raconter leur travail aujourd'hui.

    Elle connaissait les alpages, les personnes et les ressources à contacter. J'y ai ajouté mon monde, mes engagements, mon trait et mon écriture. Nous avons marché, écouté, recueilli des récits et observé les paysages. Très vite, notre petite brochure pliée en trois a débordé de partout.

    Le challenge (en plus du dénivelé)

    Comment partager des savoirs sur le pastoralisme, la faune sauvage et la biodiversité sans tomber dans le didactique indigeste ? Et comment raconter une montagne où les points de vue sont parfois très tranchés (pro ou anti-loup, pro ou anti-touriste, proAnti ou antiPro) sans choisir la facilité du manichéisme ?

    Page 6 : à une terrasse parisienne, deux hommes discutent autour d'un verre de vin qu'on remplit.
    Page 7 : la discussion continue au café (« C'est ça qui se vend !! »).
    Page 8 : l'éditeur propose à Alain une vallée, dans le sud-est, qui a subi une tempête il y a quelques années.

    Un vrai travail d'équilibriste, donc, qui a donné ce résultat : 128 pages de fiction nourries d'enquêtes de terrain, de témoignages et de rencontres, prolongées par un glossaire, une bibliographie et des extraits du carnet documentaire de Marie.

    À ceux qui viennent est une manière de s'immerger dans ces montagnes, mais aussi une invitation à aller les rencontrer.

    Planche 79 d'À ceux qui viennent, le rêve chamanique : un visage fait d'éléments dessinés, entouré de corbeaux.
    le rêve chamanique
    Double page d'À ceux qui viennent : dans la nuit, une brebis devenue myrtillier sauvage parle à ses semblables.

    Cette histoire parle autant de la Roya que de notre manière d'habiter le monde avec le non humain.

    Marie et Mo, le livre imprimé à la main, dans une librairie.
    le livre imprimé

  • Projet 2 : WANDA

    WANDA

    Des méthodes participatives en bande dessinée

    Page 1 de WANDA : une rivière vue d'en haut, puis une équipe réunie autour d'une table.
    Page 3 de WANDA : des personnages discutent autour de cartes et de cafés.

    Un livret d'une dizaine de planches BD pour explorer les joies, les tâtonnements et les défis de l'intelligence collective.

    Faire travailler des personnes ensemble, croiser leurs savoirs, construire des décisions communes… Sur le papier, tout paraît assez simple. Dans la réalité, c'est une autre histoire !

    Avec l'équipe COOPLAGE de l'INRAE, je travaille à la création d'un livret consacré aux démarches participatives. À travers des personnages, des situations de terrain et des dialogues parfois mouvementés, nous racontons différentes méthodes et les questions qu'elles soulèvent.

    L'enjeu est de rendre ces outils accessibles sans en faire des recettes miracles. Montrer comment ils fonctionnent, mais aussi ce qui se joue entre les personnes : les désaccords, les hésitations, les découvertes et les petites victoires collectives.

    Page 12 de WANDA, le module « ENCORE » : sortie en bateau sur la rivière.
    Page 13 de WANDA : discussions sur la berge.
    Page 14 de WANDA : le groupe se retrouve et fait le bilan.

    Un projet en cours de réalisation, où la bande dessinée devient un terrain d'exploration à part entière.

  • Projet 3 : Travaux en cours

    Conte pour enfants sur la dégradation des végétaux... même le titre est en chantier !

02 Créer à plusieurs voix

Faire du dessin et de l'écriture un terrain commun où chacun peut apporter quelque chose.

  • Ateliers
  • Résidences
  • Créations participatives
en savoir plus

Tout commence avec une p'tite étincelle. Une anecdote, une question, une idée un peu farfelue, une phrase qui fait rire tout le monde. On la saisit au vol et on commence, tranquillement à tirer le fil. Plus c'est absurde, mieux c'est. On ne sait pas où on va atterrir, mais je suis plutôt pas mal comme pilote de l'imprévu.

Inspirée par l'OuLiPo et l'OuBaPo, j'utilise toujours des jeux d'écriture et des contraintes graphiques qui libèrent l'imagination. On invente des personnages, on écrit ensemble, parfois sous forme de cadavre exquis. Les histoires bifurquent, les idées se croisent et, peu à peu, un univers prend forme.

Et puis vient ensuite le moment de fabriquer. Là, ça peut bloquer. Mais peu importe notre niveau : l'essentiel, c'est l'histoire. On découpe le récit en séquences, on crayonne, on rature, on recommence, on coupe, on peint, on colle, et on s'évade. Chacun apporte ses idées et ses moyens, sans avoir besoin de « savoir dessiner ». Mon rôle est d'accompagner cette création, de transmettre des techniques et de trouver comment faire tenir ensemble des univers graphiques parfois très différents, sans effacer leurs singularités.

Et puis les histoires quittent l'atelier : elles deviennent des fanzines, des bandes dessinées, des expositions. Elles se lisent, se partagent, se discutent.

Des maisons d'arrêt de Nice et Grasse aux collèges, du Musée des Merveilles à la Conférence des Nations unies sur l'océan, les contextes changent, mais l'envie reste la même : faire de la création un espace où chacun peut inventer, expérimenter et prendre part à un récit commun.

Les planches de la bande dessinée collective Sorcier & Friends, exposées sur des chevalets.
  • Projet 4 : Ateliers BD en maisons d'arrêt : Grasse & Nice Projet 4 : Maisons d'arrêt

    Histoires de crabes et autres aventures

    Maisons d'arrêt de Nice et Grasse · Ateliers BD

    Affiche « Atelier bande-dessinée » : atelier créatif d'apprentissage, d'écriture et de dessin avec Morgane Ganault, restitution le 9 février.

    Une des expériences les plus inattendues de 2026. La mission ? En quelques jours, inventer un univers, créer des personnages, écrire un scénario et lui donner vie en images… avec 10 à 15 personnes détenues, dont certaines ne parlent pas français.

    Qu'à cela ne tienne ! Au contraire, le défi n'en était que plus intéressant : trois jours pour jouer avec les techniques de la bande dessinée, du storyboard à la mise en couleur, et donner naissance à des récits parfois absurdes, drôles ou inattendus.

    Couverture du livret « Histoires de crabes » : un crabe orange, les yeux au bout de leurs tiges. Atelier BD décembre 2025, maison d'arrêt de Nice.
    Histoires de crabes
    Planche 1 : sur une île lointaine, un crabe affamé et ses congénères.
    Planche 2 : la stupeur du crabe devant une fleur qui pousse sous l'île déserte.
    Planche 3 : « À la bouffe ! » Le crabe plonge et croque.
    Planche 4 : une page foisonnante, poissons, tentacules et taches de couleur.

    Le résultat : des livrets collectifs dans lesquels chaque participant a apporté sa patte.

    « Ainsi va la vie », première page dessinée : deux planètes rouges, un désert de roches et des explorateurs.
    Ainsi va la vie
    « Ainsi va la vie », deuxième page dessinée : l'équipe débarque parmi les roches rouges.
    4e de couverture d'« Ainsi va la vie » : « Il y a bien longtemps, 66 millions d'années avant notre ère, dans une galaxie pas si lointaine… », puis « Il y a pas longtemps, 96 heures avant notre ère, dans une salle pas si lointaine, un groupe de prisonniers… »
    la 4e de couverture

  • Projet 5 : Raconte-moi la mer

    Raconte-moi la mer

    WE ARE OCEAN · Nice · 2025

    Affiche du fanzine en collage, fond rouille : « Quand les océans se vident, c'est la vie qui perd son équilibre ».
    Page de bande dessinée du fanzine, « PROUT ! » : des collégiens sur un radeau secoué par les vagues.

    Que peuvent bien comploter un géologue et une autrice BD à l'embouchure du Var, entre un aéroport et un centre commercial ? Eh bien, pas mal de choses !

    Avec les élèves du collège Jules Romains de Nice, nous avons exploré les fonds marins, croqué la rencontre des eaux douces et salées, rencontré des scientifiques et imaginé des histoires à partir de nos découvertes. De ces rencontres sont nés des récits dessinés, réunis dans un fanzine collectif présenté à l'occasion de la Conférence des Nations unies sur l'océan (UNOC 2025).

    Affiche du fanzine en collage de papiers : « La pollution qui envahit nos océans, notre mer, nos eaux, nos rivières ».

    Un grand merci encore aux enseignant·es et aux collégien·nes !

  • Projet 6 : Sorcier & Friends

    Sorcier & Friends

    Musée des Merveilles · Tende

    Couverture du livret « Sorcier & Friends », portraits sculptés de la préhistoire.

    Comment faire parler des gravures et des figures préhistoriques vieilles de plusieurs millénaires ? Pourquoi ce sorcier a-t-il toujours les bras au-dessus de la tête ? Que peuvent bien savoir ces stèles réparties dans tout le bassin méditerranéen, contemporaines de ce sorcier ?

    Avec les élèves de 5e du collège de Breil-sur-Roya, nous avons imaginé les aventures de cette figure emblématique de la Roya à partir de l'exposition Sorcier & Friends du Musée des Merveilles.

    Une planche de la bande dessinée collective : des stèles préhistoriques qui se parlent, en douze cases.
    Une page de la bande dessinée : « La vallée du Sorcier », un village dans la roche.
    Une page de la bande dessinée : des personnages bleus dans la nuit.

    Une bande dessinée collective, réalisée dans le cadre de « La classe, l'œuvre ! » et présentée lors de la Nuit des musées.

    Les planches de la bande dessinée collective exposées sur des chevalets.
    la Nuit des musées

03 Rendre visible

On vous fait un dessin ?

  • Facilitation graphique
  • Illustrations
Des bousiers roulent leurs boules de bouse.
  • Projet 7 : Planches géologiques

    Trois planches de lecture du territoire réalisées à partir de recherches scientifiques à Saorge.

    Ce qui se trame sous nos pieds

    Saorge Story · Géologie · Facilitation graphique

    Planche « Sous les pierres de Saorge » : le village et ses glissements de terrain, de 1873 à 2025, avec les questions des géologues.

    À partir de deux mémoires universitaires, de visites de terrain en compagnie de géologues et d'hydrogéologues, et de beaucoup de questions, un défi s'est imposé : comment raconter ce qui se passe sous la terre ?

    À Saorge, les paysages que l'on admire cachent une histoire autrement plus mouvementée : des roches qui se plissent, de l'eau qui circule, des terrains qui s'altèrent et parfois se mettent en mouvement.

    L'enjeu : traduire des recherches scientifiques en trois planches accessibles aux habitantes et habitants de la commune, sans transformer la géologie en une simple histoire de cailloux.

    Trois planches pour comprendre ce qui se trame en sous-sol et regarder autrement les montagnes au-dessus de nos têtes !

  • Projet 8 : Carnet : Le Petit Peuple des pierres mouillées Projet 8 : Le Petit Peuple

    Le Petit Peuple des pierres mouillées

    Illustration naturaliste · Encre de Chine et aquarelle

    Cincle plongeur à l'encre et à l'aquarelle, le bec ouvert, posé sur une pierre.
    le cincle plongeur
    Tête de truite fario à l'aquarelle, dans une eau turquoise.
    la truite fario

    La vie au bord des rivières est bien souvent méconnue. Hormis les moustiques qui nous démangent et les grenouilles qui nous dérangent, nous ignorons une bonne partie du petit monde qui peuple les berges.

    Du spélerpès de Strinati au cincle plongeur, des nombrils de Vénus aux hépatiques à thalle, les noms sont déjà tout un voyage. Quant aux formes, aux couleurs et aux habitudes de ces habitants des pierres mouillées, elles ont de quoi nourrir quelques histoires !

    Spélerpès de Strinati à l'aquarelle, sur une pierre grise, sous un rocher dessiné à l'encre.
    le spélerpès de Strinati
    Héron cendré à l'encre, sur un aplat ocre.
    le héron cendré
    Loutre d'Europe dans une eau verte, à l'aquarelle.
    la loutre d'Europe
    Salamandre tachetée, noire et jaune, grimpant sur une pile de galets.
    la salamandre tachetée

    Dans les vallées des Alpes-Maritimes, les rivières sont aussi peuplées de contes et de légendes. Ce merveilleux-là m'intéresse autant que la réalité naturaliste.

    Crapaud épineux dans le lierre, devant un soleil jaune.
    le crapaud épineux
    Martin-pêcheur en ombre noire sur un disque orange.
    le martin-pêcheur

    Alors, les pieds dans le courant et les mains dans les mousses, je suis partie à leur rencontre, carnet en poche. De ces observations est née l'envie de réaliser une série d'illustrations à l'encre de Chine et à l'aquarelle, pour donner à voir la richesse de ces zones humides et, je l'espère, l'envie d'en prendre soin. Ces carnets ont été édités à l'occasion des 20 ans de la maison d'édition Les Enfants Rouges.

  • Projet 9 : Jeu et mallette pédagogique : L'école du sol Projet 9 : L'école du sol

    École du sol

    Illustration scientifique · Jeux pédagogiques · Biodiversité

    Coupe de sol à l'aquarelle : la litière de feuilles mortes, puis l'humus brun.
    l'humus

    Sous nos pieds, ça grouille de monde ! Vers de terre, collemboles, acariens, champignons, bactéries et même tardigrades… Une biodiversité foisonnante, souvent invisible et pourtant essentielle au fonctionnement des écosystèmes.

    Un tardigrade dessiné, dodu, sur ses huit pattes.
    le tardigrade
    Un carabe aux reflets verts et rouges, antennes dressées.
    le carabe

    Pour la mallette pédagogique École du sol, j'ai illustré les jeux et les supports destinés à faire découvrir cet univers méconnu. Du Sobble au Yam's du sol, en passant par un jeu de l'oie, les dessins accompagnent les joueurs dans l'exploration de la vie souterraine.

    L'idée ? Apprendre à reconnaître ces drôles de petites bêtes, comprendre leur rôle et découvrir que le sol n'est pas simplement de la terre sous nos chaussures, mais un monde vivant à part entière.

    Une larve de coléoptère blanche, recourbée, à côté de sa palette de couleurs.
    une larve de coléoptère

    Un travail d'illustration à la croisée des sciences, du jeu et de la sensibilisation à la biodiversité.

04 Faire naître des projets

Une idée, des personnes qui ne se connaissent pas forcément, quelques moyens à trouver… et beaucoup de choses à organiser pour que ça existe vraiment.

  • Conception de projets
  • Coordination
  • Art × Science
en savoir plus

Il m'arrive de poser mes crayons pour m'attaquer à d'autres sortes de chantiers. Ceux où il faut réunir des personnes qui ne se connaissent pas forcément, faire dialoguer des disciplines, trouver des moyens et transformer une idée un peu folle en projet bien réel.

Au sein de l'Atelier Rural en Roya, mon travail navigue entre conception, coordination, recherche de financements et accompagnement de projets collectifs. Une pratique à la croisée de l'art, des sciences et de l'éducation populaire, où il s'agit autant d'imaginer que de rendre les choses possibles.

Parce qu'avant de créer ensemble, il faut aussi inventer les conditions de la rencontre.

Un vieux pont de pierre enjambe la Roya, entre les rochers.

crédit : Boris Munger · Roya Open Sources · Saorge Story

  • Projet 10 : Roya Open Sources

    Roya Open Sources

    Art · Science · Territoire · Création collective

    Affiche « La matinale des eaux fluviales », Saorge : nettoyage collectif de la rivière, balade géologique, siestes contées.

    À l'heure où les tensions autour de l'eau se cristallisent, une question devient essentielle : qui décide de son partage, et avec quels savoirs ?

    En 2020, dans la vallée de la Roya, la tempête Alex a bouleversé les paysages, les cours d'eau et l'accès à certaines sources. Mais elle a aussi remis en lumière une réalité ancienne : l'eau est une affaire collective. Depuis des générations, les habitants entretiennent des canaux, se transmettent des connaissances et s'organisent pour partager cette ressource commune.

    Comment faire dialoguer ces savoirs locaux avec ceux des scientifiques ? Quelle place donner aux habitants dans les recherches et les décisions qui concernent leur territoire ? Et quel rôle l'art peut-il jouer dans tout ça ?

    C'est de ces questions qu'est né Roya Open Sources, un projet que j'ai imaginé et initié au sein de l'Atelier Rural en Roya, avec le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso.

    Nous avons réuni des artistes, des équipes de recherche et des acteurs du territoire autour d'une ambition : faire circuler les connaissances, confronter les points de vue et inventer d'autres manières de réfléchir ensemble à notre relation à l'eau.

    3 octobre 2026, Là où chantent les loutres, Breil-sur-Roya : table ronde « Aqua s'attendre ? », échanges entre scientifiques, artistes et habitants autour de la sécheresse, du partage de l'eau et de l'avenir de la vallée de la Roya.
    la table ronde « Aqua s’attendre ? »

    Car l'art ne sert pas seulement à rendre la science plus accessible. Il peut aussi la bousculer, interroger ses méthodes, donner une place aux récits et aux expériences que les discours scientifiques ou institutionnels laissent parfois de côté. C'est tout le sens d'un art citoyen, qui ne se contente pas de représenter le monde, mais invite à agir sur lui.

    Balades, enquêtes, ateliers, créations sonores et visuelles, rencontres publiques et débats ont ainsi ouvert des espaces où chacun pouvait observer, questionner, raconter et partager ses connaissances. Avec, en ligne de mire, une forme d'encapacitation collective : acquérir des savoirs, prendre confiance dans sa capacité à comprendre les enjeux et pouvoir peser davantage sur les choix qui concernent notre territoire.

    Affiche « Là où chantent les loutres », Breil-sur-Roya, 3 et 4 octobre 2026 : balades naturalistes, concert, exposition, table ronde.

    Mon rôle dans cette aventure ? Imaginer le cadre, réunir les personnes, construire les partenariats, trouver les financements, coordonner les actions et accompagner les créations. Et, entre deux tableaux de budget et quelques dizaines de mails, tenter de préserver l'essentiel : la possibilité de faire réellement ensemble, malgré les différences de pratiques, de langages et parfois de convictions.

    Parce que la coopération ne se décrète pas. Elle se construit, se discute, se heurte à des désaccords et se réinvente.

    Roya Open Sources, c'est aussi cela : expérimenter une autre manière de produire et de partager les savoirs, pour que l'eau reste une question dont les citoyens puissent pleinement s'emparer.

    pour plus d'info : roya-open-sources.org

Dans la Fabrique · mon processus

Que se passe-t-il dans la Fabrique ? Chaque projet est différent : une bande dessinée, une planche de médiation scientifique, un fanzine avec des collégiens ou un atelier en milieu carcéral ne demandent pas tout à fait les mêmes choses. Pourtant, je retrouve souvent les mêmes étapes, faites de recherches, d'essais, de rencontres et de quelques détours imprévus.

D'abord, un café.

01 Explorer

Avant de sortir les crayons, je pars en exploration. Un sujet, un lieu, une équipe : j'observe, j'écoute, je pose beaucoup de questions (vraiment, beaucoup) et j'essaie de comprendre ce qui se joue. Entretiens, recherches documentaires, observations de terrain : je croise les sources, confronte les points de vue et prête une attention particulière aux détails qui passent inaperçus. C'est souvent là que se cachent les histoires les plus intéressantes.

Comme cette petite fourmi, là, juste à côté de votre écran. Vous ne l'aviez pas vue ?

Brouillons au crayon : des personnages esquissés, repris trait sur trait.

Mes dessins ne ressemblent pas toujours à quelque chose.

Un randonneur sur un sentier de crête, entre les pentes boisées et les nuages.
le long des chemins
Planche 49 d'À ceux qui viennent : des personnages accroupis regardent les herbes de près.
Alain qui regarde les herbes
Auprès des brebis et d’une chèvre noire, chez les bergers.
chez les bergers

02 Dessiner

À mesure que je découvre et comprends, des croquis apparaissent. Je dessine autant pour comprendre que pour raconter. Mais avant d'arriver à une image qui fonctionne, il faut choisir un angle, construire un récit, essayer des compositions et parfois tout recommencer.

Bande dessinée, illustration, cartographie, facilitation graphique : je cherche la forme qui permettra de rendre une idée accessible sans la simplifier à outrance. Et si l'on peut aussi faire rire ou surprendre au passage, tant mieux !

Une touffe de plantes en fleurs, dessinée à l'encre.

03 Faire ensemble

Les meilleures idées naissent rarement seul·e. J'aime travailler avec des personnes qui n'ont ni les mêmes savoirs, ni les mêmes expériences, ni les mêmes façons de voir.

J'imagine et anime des ateliers, des résidences et des démarches participatives où l'on écrit, dessine, enquête et fabrique ensemble. Il ne s'agit pas seulement de recueillir la parole des personnes : je cherche des formes qui leur permettent de prendre réellement part au récit.

à venir atelier avec enfants, habitants, chercheurs

04 Transmettre

Mais l'aventure ne s'arrête pas au dernier coup de crayon (encore faut-il réussir à décider lequel sera le dernier !).

Livres, expositions, micro-éditions, outils pédagogiques, conférences dessinées… Je réfléchis aussi à la manière dont les créations vont rencontrer leurs publics, être partagées, utilisées, discutées et parfois transformées.

Parce qu'une histoire peut continuer à faire son chemin bien après avoir quitté l'atelier.

Lichen dessiné. Limace dessinée. Cloporte roulé en boule.

mallette pédagogique Cosciences

Nous avons travaillé ensemble · mes partenaires

Et maintenant ? · me contacter

La suite s'écrit peut-être avec vous !

Vous avez une recherche à partager, un territoire à raconter, un projet à faire émerger, une histoire à transmettre ou un collectif à mettre en mouvement ?

Racontez-moi. J'aime les projets qui demandent de se creuser un peu la tête, de dessiner, se planter et recommencer, et de trouver à plusieurs mains la bonne forme. Tout peut commencer par un mail, un café et quelques idées en vrac.